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18.03.2008

Sortie furtive.

Logiquement vous ne devriez bientôt plus vous en rendre compte, mais j'ai quitté précipitamment la rédaction de ma visite. Je ne sais plus trop si c'était pour aller courir ou pour aller boire un verre à l'endroit.

 

Enfin, la raison n'était pas très importante, je me suis bien défoulé après quelques semaines de stress.

 

Reprenons calmement mes aventures. Après la visite, je suis passé d'un état d'allégresse, à une petite frustration. Mes chefs m'ont passé un savon... Pas totalement injustifié, pas totalement justifié. Cela a un peu atténué les compliments que l'on m'a fait, autant ils étaient bien concrets, autant ils n'étaient pas dit avec un enthousiasme débordant. Le principal est quand même que je n'ai pas déçu une personne que j'appréciais.

Une fois chez moi, j'ai pu soufflé un peu, et j'ai beaucoup mangé aussi... Ah, cette bonne vieille ACTH... Et quelques heures plus tard, me voila sur la piste pour courir un bout. C'était pas facile, j'ai réellement compris ce que ressentait un ami quand il se goinfre avant d'aller courir... Mais j'ai tenu le coup, même mon genou a été relativement sympathique avec moi, et pour une fois, ce n'est pas moi qui ait mis fin à la séance. J'aime bien l'idée de progresser.

Cela me fait penser à tout autre chose d'un coup d'un seul. C'est fou tout ce que je ne dis pas aux autres. Le pire c'est que je sais exactement pourquoi... Si vous voulez tout savoir, je pense que je suis réellement désaxé. J'ai besoin de plaire aux autres, et surtout aux gens que j'apprécie. Du coup, je cache certains aspects juste pour ça. Et en même temps, c'est la que ça devient vicieux, je sais aussi me rendre insupportable juste pour me prouver qu'ils m'aiment...

Enfin, je vous laisse réfléchir à tout ça te je me replonge dans le récit passionnant de ma vie (ndlr : pas de commentaire). Après un coup de fil international, ce n'était que Bruxelles, certes, je file sous la douche et hop, me voila d'attaque pour sortir en ville ! Nous allions rejoindre un corse. En 10 ans sur Marseille, je n'avais jamais rencontré de corses. Il a fallu que j'en connaisse un pour finalement me retrouver immergé dans cet univers...

 

C'était rigolo, j'ai compris plein de trucs. Faut dire que je ne suis pas un grand habitué des bars de nuit gay. Mais je crois que j'ai enfin réalisé comment il était possible de draguer et/ou se faire draguer dans ce genre d'endroit. Je ne parlerai pas de la douce romance qui s'est épanouie sous mes yeux, mais de mon cas personnel. Bon, bien sur, ce n'était peut-être que mon imagination grandissante qui me jouait des tours, mais il me semble bien avoir entendu une phrase sans équivoque que lorsque je suis sorti fumé. Il me semble bien aussi que quelques minutes plus tôt, le garçon qui devait partir n'est pas parti. Et pour finir, il me semble aussi qu'il y avait eu des regards échangés un peu plus tôt.

Vous savez, je ne demande pas grand chose à la vie, juste de savoir que je plais aux autres. Je sais, c'est super égocentrique comme comportement. Mais putain, ça fait un bien fou !

 

Pour continuer dans le résumé de ma vie palpitante, ce matin, j'ai bien travaillé avec ma co-stagiaire. En quelques heures nous avons bouclé une jolie présentation qui va sûrement se faire descendre en flèche dès jeudi. Je suis également satisfait de voir que j'ai fini tout seul comme un grand et que ce n'est pas mal.

 

Du coup, j'ai pu dormir une bonne partie de l'après midi, regarder les derniers épisodes de Scrub, et venir vous écrire un peu. 

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