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25.03.2008
Ressemblances
Il y a bien longtemps maintenant que je tiens des blogs. J'ai vécu en couple en ayant une vie cachée dans mes écrits. Il a longtemps vécu sans savoir que j'avais un blog, puis il a su sans pouvoir le lire, puis il a lu sans en avoir le droit. Et il a souffert.
Je regrette cette souffrance, je regrette de n'avoir jamais pu me confier à lui, lui dire mes peurs, lui dire mes espoirs. C'est la vie. C'est cette part de moi, qui restait à moi, qui fait que de toute façon notre couple ne pouvait pas fonctionner. C'est rigolo de se rendre compte que je n'arrive pas à m'ouvrir réellement aux gens que je connais, qu'il est tellement plus facile de parler à des inconnus.
Si je vous parle de tout cela aujourd'hui c'est à cause de cet article. Il a éveillé en moi tant de souvenirs. Oh, bien sur, je ne suis jamais allé aussi loin dans mes actes, mais j'ai eu des mots affreux. J'imagine à quel point cela doit être difficile de se retrouver confronter à ce qu'est l'autre sans les masques qu'il vous montre tous les jours. Et moi, des masques j'en porte beaucoup et souvent.
Ce matin je suis malheureux, malheureux parce que ces derniers jours j'ai été bien. Je sais c'est con, mais cela m'arrive souvent. Je commence à me connaître, je n'arrive toujours pas à me maîtriser. Vous voyez cette phrase est si simple à écrire, et pourtant c'est la première fois que je l'exprime à haute voix en sachant que d'autres sauront. Vous l'écrire, je peux le faire même si cela me demande beaucoup d'effort, vous le dire en face est beaucoup plus difficile.
Ce matin je suis malheureux parce qu'il y a d'autres choses que je n'ai toujours pas pu dire à qui de droit. De petites choses, mais qui risque de compter pour mon avenir. J'ai toujours fuit face aux difficultés. J'ai toujours préféré faire l'autruche, m'occuper l'esprit pour ne pas voir les problèmes qui s'imposent à moi. Tant que je n'ai pas de solutions, je n'affronte pas ce qui se présente. Si vous saviez à quel point cela peut me pourrir la vie. J'aimerai tant être un autre moi, j'aimerai tant avoir la force de vivre ma vie comme je dois le faire. Je suis lâche, je suis fainéant, et ça me fait mal de le reconnaître.
Tant que j'y suis dans mon analyse, autant en profiter. Enfin, petite pause, des larmes à sécher. J'ai une peur obsessionnelle face à ce que peuvent penser les autres de moi. Ce n'est pas spécialement parce que les jugements des autres comptent, mais plus parce qu'ils auront du mal à atteindre la haute estime que j'ai de ma personne. Je suis orgueilleux, et je crainds en permanence que l'on me fasse tomber de mon pied d'estale.
Je suis égocentrique, je veux qu'on m'aime sans me préoccuper de ce que sont les autres. Hier, j'ai bu un verre avec 3 autres personnes, l'une d'elle m'était limite inconnue. Elle était bienveillante, mais je m'en souciais assez peu, je ne l'ai même pas vu, même pas ressentie. Je l'ai jugé, classé et elle n'avait plus aucune importance pour moi. J'ai l'impression d'être un monstre parfois. Je me comporte mal avec les autres. Tant que je n'ai pas décidé de vouloir leur plaire, ils n'ont aucune chance de m'atteindre.
Le pire est que j'ai des jugements à l'emporte-pièce, en un regard je sais si je veux ou non être agréable, charmant, bienveillant. Il y eu un blog ou j'ai repris un surnom : "le petit roi". Cela date d'il y a bien longtemps. L'une des premières visites avec mon ex chez mes parents. En rentrant, il m'avait engueulé parce que je m'étais mal comporter. Après plusieurs années, je m'en souviens encore. J'avais souffert parce que c'était vrai. Je suis tout le temps ainsi, peut-être pas autant qu'avec ma mère, mais ce n'est pas bien loin.
J'essaie de grandir, de devenir l'adulte responsable et correct qu'il faut que je sois, mais c'est dur. Ma nouvelle mission est de devenir un fils aimant. Je les aime mes parents, ils sont merveilleux, et pourtant ils en bavent de m'avoir comme fils. Ils en ont bavés de me voir dans la merde et d'y rester parce que c'était plus facile que d'affronter le monde. Et maintenant je recommence. Depuis noel, je les fuis, j'ai mal de les voir face à la difficultés. Je souffre de voir mon père en fauteuil. Et je fuis, parce que c'est bien d'être loin et de ne pas penser que toutes les nuits ma mère se réveille pour l'aider à se sonder.
Il y a quelques jours, je lui ai dit que je rentrais pour les vacances. C'est con, je m'y suis forcé, elle était heureuse en l'apprenant. Et moi j'ai peur. Cela me demande une énergie que je ne suis pas sur de posséder. Je ne suis pas une personne bien parce qu'il m'est plus facile de me regarder 4 saisons de Scrubs en 15 jours que de faire ce que je dois faire.
Il y a tant de choses que j'ai loupé dans ma vie parce que je ne me suis pas donné assez pour les réussir. Ce constat je le fais facilement, je ne suis pas certain de réussir à l'assumer. Il y a quelques années, j'étais le témoin à un mariage, je ne sais plus du tout ou elle est maintenant, je crois qu'elle a des enfants. C'est con, je suis con. Le pire c'est que je l'ai aimé cette fille. Le pire c'est que j'ai peur de ne pas parvenir à garder les liens avec les gens qui comptent.
Quand je me regarde, je sais que je ne suis pas prêt à vivre une relation à deux. Je ne suis même pas sur de savoir vivre seul. Il y a des jours ou j'ai la force d'avancer, mais si peu. J'ai terriblement peur. Il est si facile de se laisser vivre, j'ai tellement l'habitude que lorsqu'il faut que je prenne les rennes je ne m'ose pas le faire. Et pourtant, chaque fois que je me suis lancé, je m'en suis sorti. Alors pourquoi ? De quoi ai-je peur ? Es-ce juste parce que je suis fainéant ? Je n'espère pas...
Tu vois Vincent, tout ça tu dois déjà le savoir. Je suis désolé de ne pas avoir été honnête avec toi. Je pense que je me suis servi de toi pendant 5 ans, parce que c'était facile. Tu gérais la logistique et moi je pouvais me tourner les pouces. Je regrette beaucoup de choses dans notre histoire. Je pense que je ne t'ai jamais laissé la moindre chance. Dès le premier jour ou je me suis mis avec toi, je t'ai jugé, classé, accessoirisé. Je ne crois pas que nous aurions pu être réellement heureux ensemble. Il y avait de toute façon trop de différences. Mais je m'excuse de ne pas t'avoir laissé me montrer que j'avais tord.
Je sais ce que je dois faire pour devenir un meilleur moi, il reste la question de ma capacité à lutter contre qui je suis...
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Commentaires
Ce serait bien, enfin, que quelqu'un m'aime pour moi, pour ce que je suis vraiment, et non parce que moi, d'un naturel trop fleur bleu, j'ai des sentiments pour lui et parce que je suis serviable.
Voilà ce que j'aurais appris durant ces 5 années en plus de constater qu'on ne peut aider quelqu'un qui, se complaisant dans son malheur, ne tiens pas à être aidé.
Tout ça est bien dommage car le bonheur nous l'avons connus parfois et avec quelques efforts il aurait pu durer toute la vie.
Mon seul regret c'est que tu ne m'ai jamais remercié pour tout les efforts et l'abnégation dont j'ai fait preuve. Un merci, un seul, ça m'aurait tellement soulagé de toute cette souffrance.
T'as une telle facilité à te gacher alors que t'as toutes les cartes en main pour réussir ta vie.
Je t'aimerais toujours.
Ecrit par : Vincent | 25.03.2008
Je ne suis pas sur que l'endroit soit bien choisi pour régler nos différents. Je t'ai envoyé des messages sur MSN, j'espère que tu les auras reçu.
Si tu veux approfondir le débat, je veux bien en discuter plus longuement avec toi.
Ecrit par : I'm no superman | 25.03.2008
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